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Libération

Les comptes a rebours judiciaires du Lyonnais

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La banque convoquée début juin par la justice américaine.

Publié le 12/05/2001 à 0h52

Pour la France, c'est un outrage. Et pour le Crédit Lyonnais, n'en parlons pas, c'est un nouveau coup de poignard. D'après nos informations, la justice américaine a annoncé le 24 avril à la banque française et au CDR (Consortium de réalisation, chargé par l'Etat de nettoyer les actifs pourris du Lyonnais) qu'elle a l'intention de les mettre en accusation aux alentours du 7 juin. L'adjoint du procureur de Californie, Jeffrey Isaacs, qui enquête depuis trois ans sur le rachat de la compagnie d'assurances californienne Executive Life par des investisseurs français, estime avoir réuni suffisamment de preuves pour envoyer le Crédit Lyonnais et le CDR devant un «grand jury» (1). Isaacs a l'intime conviction que le Lyonnais, via sa filiale Altus Finance (placé sous l'autorité du CDR après la quasi-faillite de la banque) s'est «frauduleusement» emparé d'Executive Life en 1991, alors que le Banking Act interdisait à une banque de posséder une compagnie d'assurances.

Affaire d'Etat. Le parquet de Californie a adressé un courrier aux avocats du Crédit Lyonnais et du CDR leur signifiant cette future mise en accusation. En raison des implications institutionnelles de cette affaire (sous-entendu les relations entre les gouvernements français et américain), le bureau de Los Angeles ajoute qu'il donne trente jours au Crédit Lyonnais et au CDR pour discuter éventuellement certains points avec le Département de la justice américain à Washington. Le dossier, qui avait déjà pris la dimension d'u

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