«Don't cry for me, Orangina!» Des sanglots dans la voix, Patrick Ricard a confirmé hier la cession d'Orangina-Pampryl au groupe britannique Cadbury Schweppes. «C'est avec beaucoup d'émotion, mais aussi beaucoup de fierté pour le travail réalisé, que nous envisageons de nous séparer de ces marques prestigieuses [...]», a expliqué, sans rire, le patron de Pernod-Ricard. En fait, c'est plutôt un «ouf» de soulagement que pousse secrètement le PDG de ce futur champion mondial des boissons alcoolisées. Car la vente du tandem Orangina-Pampryl (1 000 salariés, aucune suppression d'emploi envisagée), deuxième sur le marché français des soft-drinks derrière l'inévitable Coca-Cola, va rapporter dans l'immédiat 4,6 milliards de francs (700 millions d'euros) à l'inventeur du pastis.
Dans les mois qui viennent, Cadbury Schweppes devrait également racheter les activités d'Orangina-Pampryl qui ne sont pas visés par ce premier deal, à savoir celles qui sont situées en Amérique latine, Asie, Afrique, Royaume-Uni et Irlande. Schweppes ne peut les faire tomber tout de suite dans son escarcelle, puisqu'il est lié dans ces pays par une clause de non-compétition avec Coca, à qui il avait lui-même cédé des activités de soft-drinks en 2000.
Whiskies en vue. Coca n'est pas un inconnu pour Orangina. En septembre 1998, Dominique Strauss-Kahn, ministre des Finances, avait invoqué la menace d'un monopole de Coca en France pour l'empêcher de reprendre Orangina. Au grand dam de Patrick Ricard. Cette vente au




