L'affaire AOM-Air Liberté tourne à l'invective entre actionnaires et au bras de fer Seillière-Gayssot. Après le dépôt de bilan vendredi, Ernest-Antoine Seillière a voulu «rétablir la vérité» sur le rôle de sa société dans la déconfiture de la compagnie aérienne. Lors d'une conférence de presse, samedi matin, le président du holding Marine-Wendel (actionnaire, via Taitbout Antibes, à 50,5 % d'AOM-Air Liberté) a dit tout le mal qu'il pensait de la «volte-face» de Swissair, (actionnaire à 49,5 % de AOM-Air Liberté). Après avoir mis respectivement 150 et 300 millions de francs dans l'affaire, a dit Seillière, il était convenu avec les Suisses qu'il n'était plus question de remettre un sou. «En juin 2000 nous avons demandé à Swissair [...] deux engagements formels: la garantie de pouvoir lui vendre notre participation sans perdre d'argent en 2004. Ils ont signé. La garantie que Swissair ferait face seule et sans jamais nous demander d'argent aux besoins financiers d'AOM-Air Liberté à l'avenir. Ils ont signé.»
Suites judiciaires. Entre- temps, de nouvelles difficultés sont apparues, une nouvelle direction a été nommée. Et celle- ci «a mis fin, il y a quelques mois sans ménagement et sans même nous consulter à sa stratégie de développement européen». En exigeant des Français qu'ils remettent au pot et, in fine, devant leur refus, en leur faisant porter la responsabilité du dépôt de bilan, cette nouvelle direction aurait, selon Seillière, «renié la parole de Swissair». «Nous donneron




