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Messier déja américain

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A Hollywood, la semaine dernière, le PDG de Vivendi Universal a fait son show aux 5000 salariés présents.

Publié le 19/06/2001 à 1h17

Hollywood, envoyée spéciale.

Jean-Marie Messier, le Retour. Les touristes circulent en petits trains entre les faux requins des Dents de la mer, les fausses rues de New York et les faux tremblements de terre. Là, au beau milieu du célèbre parc d'attractions d'Universal Studios à Los Angeles, dans l'amphithéâtre réservé aux grands spectacles, le président-directeur général, J2M comme il aime à s'appeler, revient à Hollywood, désormais propriétaire de Universal. Pour s'adresser aux employés et cadres et répondre à leurs questions.

A l'entrée des artistes, l'état-major américain des studios se mêle aux Français de Vivendi et de Canal +, venus pour «la synergie» ­ le mot clé du géant de la communication. Dans la hiérarchie habituelle de Hollywood, on reconnaît les riches, célèbres et puissants à leur tenue décontractée et sportive, avec un penchant pour le western. Ainsi Ron Meyer, le président du studio Universal, a une chemise à carreaux cow-boy, et Edgar Bronfman, ancien propriétaire de Seagram et numéro 2 de Vivendi Universal, est en pull.

Tel Robin Williams. Les lumières s'éteignent, musique à fond, images de pubs Vivendi Universal sur grand écran, le show commence, Jean-Marie Messier, bronzé et aminci ­ plus californien que parisien ­ arrive sur scène entre deux palmiers, hurlant, tel Robin Williams dans Good Morning Vietnam: «Good Morning Vivendi Universal!» L'assistance reprend en choeur. Il poursuit: «Il y a un an que nous nous sommes rencontrés et j'avais dit, comme Arnol

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