Menu
Libération

AOM-AirLiberté. Trois mois pour séduire.

Réservé aux abonnés

Mis en redressement judiciaire hier, le groupe espère attirer un repreneur.

Publié le 20/06/2001 à 1h18

Les salariés d'AOM-Air Liberté ne sont pas venus manifester hier devant le tribunal de commerce de Créteil. Trop conscients des enjeux ­ la poursuite de l'activité et le maintien de 5 500 emplois ­, les employés des compagnies ont laissé Marc Rochet, leur PDG, et les représentants du comité d'entreprise plaider leur cause devant les juges consulaires.

C'est donc dans une atmosphère parfaitement calme que le président du tribunal de Créteil, Christian Rousselin, a prononcé hier après-midi le redressement judiciaire d'AOM et d'Air Liberté, et placé les deux compagnies «en période d'observation» pendant trois mois. Idem pour les quatre sociétés liées au groupe aérien : Air Liberté Industrie (maintenance), MAG, HRS (restauration) et TAT European Airlines.

Sortir de l'impasse. Concrètement, les juges de Créteil autorisent les compagnies à poursuivre leur activité et à profiter des trois mois pour trouver un ou des repreneurs. Ils ont désigné pour cela deux administrateurs judiciaires ­ Mes Gilles Baronnie et Baudoin Libert ­, chargés d'aider le groupe à sortir de l'impasse. Hier, à l'énoncé du jugement, les représentants de la direction d'AOM-AL et ceux du comité d'entreprise (CE) semblaient soulagés. «Trois mois, c'est le temps qu'il nous faut pour élaborer un vrai projet de reprise», a expliqué Serge Monnin, le secrétaire général du CE d'AOM (CFDT). «Devant les juges, Marc Rochet et nous avons défendu un intérêt commun : la continuation de l'activité nécessaire à l'émergence d'un

Dans la même rubrique