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Grève avant soldes chez Marks & Spencer

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Les salariés se sentent «méprisés» après le refus d'une prime.

Publié le 23/06/2001 à 1h21

Les clients des soldes d'été, qui s'ouvrent mardi à Paris, risquent de rester à la porte des magasins Marks & Spencer. Après une nuit de négociations salariales sans résultats, les employés du boulevard Haussmann et de la rue de Rivoli à Paris, et de Vélizy ont décidé de voter une grève illimitée. A l'origine de ce mouvement radical, le refus d'Alain Juillet, le nouveau PDG, d'accorder une prime de 12 000 francs (1 829 euros) aux 1 700 salariés du groupe.

Fuite du patron. Face à lui, les syndicalistes se sont relayés toute la nuit de jeudi à vendredi. «Mais à chaque nouvelle proposition, il sortait pour aller téléphoner à la direction britannique», rapporte un négociateur. Au petit matin, la manoeuvre s'est répétée... mais le PDG n'est jamais revenu! «Je suis parti car je n'avais pas envie de me faire enfermer», expliquait hier Alain Juillet, nommé début mai pour fermer les 18 magasins français. «Il a filé à l'anglaise», ironise une syndicaliste. «Il a quitté le loft, renchérit sa collègue, mais il n'aurait jamais dû: les salariés se sentent méprisés et, pour la première fois, nous avons opté pour la grève totale.» Même l'annonce par e-mail de la fermeture des magasins, le 29 mars, n'avait pas déclenché un tel mouvement.

Environ 200 salariés se sont donc réunis hier après-midi dans le restaurant d'entreprise flambant neuf du boulevard Haussmann. Au menu de l'assemblée générale, une question simple: «Sommes-nous prêts à faire grève durant toute la première semaine de soldes?» L

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