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Pour qui roulent les «Pieds Nickelés» de la finance?

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Officiellement, Bolloré, Bernheim et Minc sont du côté de Mediobanca.

Publié le 05/07/2001 à 23h59

Bolloré, Bernheim, Minc... Un sacré trio. A côté, les Pieds Nickelés ont vraiment l'air inoffensifs. L'homme d'affaires Vincent Bolloré, son mentor, Antoine Bernheim, ancien associé gérant de la maison Lazard, et Alain Minc, conseiller du tout-Paris financier, sont connus en France pour avoir semé la zizanie chez Bouygues dont ils ont vainement tenté de prendre le contrôle en 1998. Les voilà maintenant embarqués dans la bataille pour le contrôle de la société italienne Montedison, prise d'assaut conjointement par Fiat et EDF. Officiellement, les trois financiers français se sont rangés dans le camp de Mediobanca, la banque d'affaires italienne qui est en passe de perdre le contrôle de Montedison. Pas simple quand on sait à quel point les Agnelli sont proches de ce trio français. Les Agnelli possèdent 5 % de Bolloré Investissement, le holding de Vincent Bolloré, qui est lui-même administrateur de Fiat. Et puis ils sont aussi actionnaires du Monde, dont Alain Minc est le grand manitou financier, à travers la société des lecteurs.

Le «Scarlatore». Mais, à l'image des personnages de la bande dessinée française du début du siècle, Croquignol-Bolloré (qui n'a pas son pareil pour dégotter de l'argent), Ribouldingue-Bernheim (toujours à l'affût d'une bonne combine) et Filochard-Minc (le malicieux qu'il ne faut surtout pas énerver) savent tirer profit de toutes les situations. «L'Italie, c'est le pays des alliances et des contre-alliances, remarque un proche de Bolloré. Il est tout à

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