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Libération
Interview

«Des hausses que je ne m'explique pas»

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Publié le 11/07/2001 à 0h03

Michel-Edouard Leclerc est le coprésident des Centres Leclerc qui ont réalisé 23 milliards d'euros de chiffres d'affaires (150,9 milliards de francs) en 1999 et qui représentaient en France, une part de marché de 17 % en l'an 2000, talonnant Carrefour, le numéro deux mondial, et ses 22,4 % de parts de marché. Croisé de l'euro, le remuant Michel-Edouard Leclerc critique certains de ses fournisseurs qui feraient valser leurs étiquettes, à cinq mois du passage définitif à la monnaie unique.

Vous êtes prêt à «prendre le bazooka contre toute hausse des prix non motivée» de la part de vos fournisseurs. Y aurait-il urgence à tirer dans le tas?

Depuis quelques semaines, j'ai pris connaissance d'une hausse des tarifs de certains de mes fournisseurs. Ces hausses restent clairsemées, mais cela s'accélère. Elles sont mal venues: d'une part, parce qu'en mai dernier la grande distribution a signé avec ses fournisseurs des accords de blocage des prix entre le 1er novembre prochain et le 31 mars 2002 et qu'il ne faudrait pas que les industriels en profitent pour augmenter leurs étiquettes avant le 1er novembre. D'autre part parce que toute hausse des prix pourrait entraîner, à partir du 2002, un reflux de la consommation très préoccupant. Nous devons donc absolument donner des gages de modération aux consommateurs.

Toutes les hausses de prix de vos fournisseurs vous paraissent-elles illégitimes?

Non. Il y a des hausses qui se justifient a priori: le pétrole et ses produits dérivés, comme certai

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