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Libération
Interview

L'ete incertain du Club Med

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Philippe Bourguignon, PDG du groupe, évoque sa stratégie face au ralentissement économique.

Publié le 14/07/2001 à 0h05

Le Club Méditerranée, dont les comptes semestriels ont été décevants (résultat net en baisse de 85 %), démarre sa saison avec un brin d'anxiété. Le ralentissement de l'économie mondiale, et le manque de visibilité au Japon ou aux Etats-Unis, contraignent le groupe à se montrer prudent. Son PDG, Philippe Bourguignon se méfie trop «des retournements de tendance». Moins d'un mois après l'ouverture épique de «Oyyo» (lire Libération du 6 juillet), le nouveau «concept» de village pour jeunes installé en Tunisie, le patron du Club parle ici de ce curieux début d'été, de sa manière de gérer l'incertitude économique, et des perspectives d'alliance de son groupe. Enfin, il affirme qu'il n'y a rien à craindre du côté d'AOM-Air Liberté (dont le groupe est un gros client). «Tous les vols du Club seront assurés», dit-il.

Comment se présente la saison?

La situation n'est pas la même en Europe, aux Etats-Unis ou au Japon. De ce côté-ci de l'Atlantique, nous n'avons pas trop de souci. Nous affichons 75 % de réservations depuis le début de l'été même s'il semble qu'en France le mois de juillet soit plus «mou». Pour les zones Amériques et Asie, 50 % des réservations sont déjà enregistrées. Cela dit, on y ressent, aux Etats-Unis en particulier, un ralentissement plus marqué de la croissance. Partout, le tourisme est précurseur du niveau de consommation. Mais en Amérique beaucoup plus qu'ailleurs. Dès que la Bourse baisse, les disponibilités des ménages s'en ressentent, et les dépenses diminuent:

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