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AOM: Marc Rochet dépose un nouveau projet

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Le tribunal de Créteil pourrait reporter l'examen des offres globales en concurrence.

Publié le 19/07/2001 à 0h07

Montpellier

de notre correspondante

Les 5 000 salariés d'AOM-Air Liberté ne seront probablement pas encore fixés ce soir sur leur sort. Appelés ce matin à trancher sur l'avenir de la compagnie, en redressement judiciaire depuis le 15 juin, les juges du tribunal de commerce de Créteil pourraient reporter de quelques jours l'examen des offres. Motif: aucun des projets de reprise globale, les seuls sur lesquels le comité d'entreprise a voulu se pencher, n'est, en l'état, à même de garantir la pérennité de la compagnie. Dès lors, les juges ont deux possibilités: prononcer directement la liquidation, ou renvoyer chacun à ses devoirs. Hypothèse la plus probable.

Malgré ces délais très courts, tous les scénarios sont encore possibles. La preuve, hier soir, Marc Rochet, le président d'AOM-Air Liberté, a déposé un plan de reprise de la société dont les salariés et la direction deviendraient les principaux actionnaires. Cette offre in extremis n'est pas tout à fait une surprise.

Dans une note adressée au personnel de la compagnie, et rendue publique hier, Marc Rochet s'était appliqué à jeter le doute sur les projets déjà déposés et avait mis en garde contre les «faux espoirs» que certains pourraient faire naître auprès des salariés.

Le président du directoire rappelait aussi que le «volet social», notamment la réduction des coûts salariaux («10 % pour les navigants et les cadres, 4 % à 5 % pour les salariés au sol tout en protégeant les rémunérations les moins élevées»), constitue un préal

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