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Libération

Moulinex : un milliard ou la fin d'une histoire

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Le PDG laisse planer la menace d'un dépôt de bilan ce matin.

Publié le 07/09/2001 à 0h45

Négociations brutales, interruption de séance, fausses sorties, suspensions des cotations en Bourse et surtout sérieuses menaces de dépôts de bilan: autant d'éléments qui ont fait balancer hier les Moulinex entre tristesse folle et colère froide, notamment à Alençon, berceau du groupe (lire ci dessous). Pourtant la journée aurait dû suivre un déroulement plus normal sinon moins agité. Retour sur un jeudi pas comme les autres au siège social du groupe, à la Défense.

Tout commence vers 9h30: l'intersyndicale a rendez-vous avec le PDG, Patrick Puy, pour un comité central d'entreprise (CCE): il doit les informer des derniers détails du plan social et du plan industriel qu'il s'apprête à mettre en oeuvre afin que les syndicats donnent leur avis. Rien ne se passe comme prévu.

Séance interrompue. A 10h30, c'est la première interruption de séance et les premières tensions. Claude Renaud, délégué CFDT de Moulinex, paraît épuisé: «Le PDG refuse toujours de discuter avec nous. Il ne veut rien négocier.» Quelques minutes plus tard, la rumeur d'un dépôt de bilan parvient à la Défense.

Et la crispation déjà palpable monte encore d'un cran. Personne ne veut commenter cette éventualité, mais chacun spécule. A qui profiterait une telle décision? A l'occasion d'une suspension de séance décidée par le PDG, les syndicalistes font à nouveau le point.

C'est la consternation: il s'avère que le comité central d'entreprise, ne peut se réunir valablement... puisque le conseil d'administration de Moulinex

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