Le ministère de la Justice américain a annoncé, hier, qu'il ne recherchait plus le démantèlement de Microsoft. Il renonce également à accuser la firme d'avoir lié illégalement son logiciel de navigation Internet Explorer au système d'exploitation Windows pour étendre son monopole. Les dix-huit Etats américains qui poursuivent également le numéro un du logiciel pour pratiques anticoncurrentielles ont aussitôt adopté la même ligne de conduite. Ce revirement s'explique simplement: George W. Bush et son ministre de la Justice ont toujours tenu des positions plus conciliantes que leurs prédécesseurs vis-à-vis de Microsoft. C'est une victoire pour la firme de Bill Gates. Mais cette dernière ne doit pas se réjouir trop tôt. Le gouvernement renonce, certes, à une partie substantielle de sa plainte. Mais il accuse toujours le groupe de pratiques monopolistiques, se fondant sur la position d'une cour d'appel qui avait rendu sa décision fin juin. Microsoft, estimait-elle, a bel et bien usé de pratiques agressives et anticoncurrentielles pour maintenir son monopole sur le marché des systèmes d'exploitation (sans pour autant l'étendre à d'autres secteurs). C'est, pour le gouvernement, «l'accusation centrale» dans l'affaire. Il annonce du même coup sa volonté «d'obtenir des remèdes rapides, efficaces et certains pour les consommateurs». Et appelle de ses voeux une solution «qui ferait cesser au plus vite la conduite illégale de Microsoft, en empêcherait la reprise et ouvrirait à la concur
Revirement judiciaire dans l'affaire Microsoft
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Publié le 07/09/2001 à 0h45
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