Très attendue, la réaction d'El.Fi. Le propriétaire italien de Moulinex, mis en cause dans le dépôt de bilan faute d'avoir injecté assez d'argent (Libération du 8 septembre), a répondu de Milan au début du week-end. Tonalité générale du communiqué: le holding des frères Nocivelli n'a rien à voir dans cette mise en règlement judiciaire. «Fidèle à son rôle d'actionnaire, El.Fi ne s'est jamais mêlé de la gestion de Moulinex et n'a jamais interféré avec cette gestion», a expliqué Luigi Nocivelli, son patron. Ajoutant mystérieusement qu'il «protégera ses intérêts d'actionnaire», Luigi Nocivelli affirme que son holding «n'a jamais géré les rapports avec les banques de Moulinex et encore moins signé d'accords [...] avec des instituts bancaires».
Parmi les réactions officielles à ce dépôt de bilan, seule Michèle Demessine, secrétaire d'Etat au Tourisme et adjointe communiste au maire de Lille, a dénoncé sans les nommer «l'irresponsabilité des groupes financiers qui s'engagent dans des aventures économiques en s'exonérant de toute responsabilité sociale». Elle a estimé que le cas de Moulinex «pose de manière encore plus vive la question de l'intervention des salariés dans les choix de gestion des entreprises», alors que la loi de modernisation sociale doit être prochainement adoptée.
Dans leur majorité, les politiques ont préféré insister sur la nécessité de sauver les salariés d'une manière ou d'une autre, alors que deux administrateurs judiciaires viennent d'être nommés pour tenter d




