Stockholm de notre correspondant
La bataille de Kyoto n'est pas terminée. Le traité sur le réchauffement de la planète est en panne pour cause d'intransigeance américaine? Qu'à cela ne tienne, des groupes de pression vont aller grattouiller là où ça démange. Créée en mars en réaction aux déclarations assassines du président Bush sur le protocole de Kyoto et à l'absence de réaction concertée des organisations écologistes, l'association anglaise Families against Bush («Familles contre Bush», FAB) a lancé une initiative avec Greenpeace pour saper un autre groupe, l'USCIB (US Council for International Business), lobby puissant pro-Bush (donc généralement anti-Kyoto), qui rassemble quelques-unes des plus grosses compagnies américaines. L'idée des pro-Kyoto est toute simple: chercher la faille. En l'occurrence, identifier les divergences de vue entre une compagnie et l'une de ses filiales. Et remuer lourdement le couteau dans la plaie.
Jubilation. Impossible a priori? Ford est pourtant en train d'en faire l'amère expérience avec Volvo, qu'il a racheté en janvier 1999: le constructeur automobiles suédois est pour le traité de Kyoto, Ford contre. La faille est là, béante, et FAB et Greenpeace s'y sont engouffrés. «Nous avons eu le déclic ce printemps, quand la compagnie suédoise ABB s'est mise en colère contre sa filiale américaine qui avait rejoint l'USCIB», explique Claes Book, membre suédois de Greenpeace Nordic et spécialiste du climat. Avec FAB, l'ONG se replonge alors dans un co




