Moins d'une semaine après le dépôt de bilan de Moulinex et de ses filiales, les 10 000 salariés du groupe ne savent toujours pas de quoi leur avenir sera fait. En revanche, du côté des pouvoirs publics et de la direction de l'entreprise, c'est le branle-bas de combat. Objectif: trouver un ou plusieurs repreneurs qui seraient inté ressés par la reprise de tout ou partie du groupe d'électroménager. «Il est encore très tôt pour que le dossier avance dans les jours qui viennent mais nous avons pris des contacts discrets», confirme un proche du dossier.
Débris. En coulisse, une liste de candidats potentiels ou déclarés commence à se remplir: il ne manque pas d'amateurs prêts à faire une bonne affaire en tentant de reprendre à bon marché les débris de cette entreprise symbole qui viendrait renforcer leur gamme de produits. Parmi les impétrants, le gratin mondial de l'électroménager. General Electric, le géant américain, numéro un planétaire de la profession aujourd'hui absent du marché européen, pourrait être intéressé aussi bien par un rachat global du tandem que par une acquisition plus modeste: les lave-linge de Brandt seraient dans son collimateur. Whirlpool (ex-Philips) et l'allemand Siemens sont aussi sur les rangs mais n'auraient pas encore fait connaître leurs intentions précises. Sans oublier Seb, le prospère rival français de Moulinex, qui caracole sur des profits confortables. Ces derniers jours, Thierry de la Tour d'Artaise, son PDG, se disait d'ailleurs prêt à reprendr




