La paix des braves avait sonné mardi à Rennes pour la venue de Jacques Chirac au Space, le salon de l'élevage. Pris à la gorge par une consommation toujours déprimée, les éleveurs de viande bovine avaient mis leur grogne en sourdine. Après plusieurs opérations de contrôle sur les prix et l'origine des viandes dans les abattoirs et la distribution dans l'Ouest la semaine dernière, ils se sont contentés, entre deux salves d'applaudissements, de soumettre leurs doléances à l'oreille compatissante du président de la République. «On n'est pas davantage pour Chirac ou Glavany, remarque Christiane Lambert, présidente de la FDSEA du Maine-et-Loire. Tous les deux nous disent: "Je vous ai compris." Le problème, c'est qu'on nous annonce des mesures et qu'ensuite c'est long à venir.» L'ancien président de la FNSEA Luc Guyau se disait quant à lui «100 % en phase» avec le discours élyséen, notamment sur «la course à la baisse des prix» qu'il faut «arrêter». Reste que ces prix, qui depuis un an n'ont pu se relever de la crise de la vache folle, continuent de miner le moral des éleveurs. «Un jeune bovin de qualité qui se vendait 11 000 francs (1 700 euros) il y a un an se vend à peine 7 000 francs aujourd'hui», se désole Irène Lemoine, qui élève de la blonde d'Aquitaine en Ille-et-Vilaine. Avant de dénoncer l'augmentation des tarifs en rayon. Les producteurs n'hésitent pas à mettre en cause les intermédiaires. «Quand on voit qu'il y a de la viande achetée 17 francs (2,5 euros) le kilo au pr
Les éleveurs font profil bas devant Chirac
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Publié le 13/09/2001 à 0h48
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