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GM finit par acheter Daewoo

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General Motors devra composer avec les syndicats réticents.

Publié le 22/09/2001 à 0h53

Tokyo de notre correspondant

La tornade économique déclenchée par les attentats n'a pas fait caler General Motors (GM). Après plus de six mois de négociations, la firme américaine et les créanciers de Daewoo Motors ont signé jeudi un accord sur le rachat du deuxième constructeur automobile sud-coréen. Ce dernier, qui prévoit la création d'une nouvelle société dans laquelle GM injectera 400 millions de dollars (437,2 millions d'euros) n'est toutefois pas assuré de mettre fin au feuilleton social mouvementé de l'ex-branche auto du défunt conglomérat.

Conflit. Les syndicalistes les plus endurcis de l'entreprise, partisans farouches de sa nationalisation, travaillent pour la plupart dans l'usine de Pupyong près de Séoul... que GM a refusé de reprendre. Associé aux créanciers qui conserveront 33 % du capital de la nouvelle structure, l'américain ne reprend d'ail leurs que quatre des seize usines Daewoo Motors: deux en Corée, une au Viêt-nam et une en Egypte. Le réseau commercial international est lui totalement absorbé.

Partage. Quant aux dettes colossales du constructeur, estimées à 17 milliards de dollars (18,6 milliards d'euros), les banques (qui n'avaient pas le choix) se partageront le fardeau avec l'Etat coréen. Sur le papier, le débarquement de General Motors en Corée est logique. GM connaît Daewoo, puisque les deux furent partenaires jusqu'en 1992. Le constructeur américain est en outre déjà bien placé en Asie puisqu'il possède des intérêts en Chine, mais surtout au Japon, a

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