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Libération
Interview

Les PME optent pour l'attentisme

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Publié le 28/09/2001 à 0h57

«Un décalage incroyable avec la frénésie de l'an 2000»

Eric Berthaud, Lea

Eric Berthaud, 41 ans est le PDG de Lea (50 employés). Créée fin 1999, cette start-up rennaise fabrique des boîtiers pour l'Internet rapide permettant de surfer sur le Web et de téléphoner en même temps.

«Le plus déprimant, c'est le manque de visibilité sur les prochains mois. Il y a un an, notre carnet de commandes était rempli pour six mois; aujourd'hui il est tombé à un mois et demi. Du coup, on est très attentiste. Nous avons réduit nos investissements. En même temps, nous ne sommes pas aux abois, nous avons pas mal de cash grâce à une levée de fonds de 60 millions de francs (9,15 millions d'euros) en 2000. Le plus dramatique, ce sont les répercussions sur les financiers (investisseurs et banques, ndlr). Ils ne prennent plus aucun risque. Or les entreprises ont besoin d'argent pour se développer et des boîtes saines sur des marchés prometteurs comme le nôtre vont être obligées de mettre la clé sous la porte. Ce que l'on paie, c'est un décalage incroyable entre la frénésie de l'an 2000 et l'état du marché aujourd'hui. Dans notre secteur, les stocks sont colossaux. Personne ne pouvait prévoir une telle décélération. Notre moral est un moral de crise mais nous restons confiants sur le long terme. Les cycles économiques existent, ça reviendra. Mais l'année 2000, plus jamais.»

«Il nous manque un élément fondamental: la confiance»

Thomas Chaudron, Mecanalu

Thomas Chaudron, 27 ans, membre du CJD (Centre des jeu

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