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Libération

Le vole-qui-peut des compagnies aériennes

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La conjoncture et l'après-11 septembre vont forcer des concentrations dans le secteur.

Publié le 05/10/2001 à 1h10

Les grands organismes internationaux de compagnies aériennes se gardent bien de faire des prévisions: ni l'Association des transporteurs européens (AEA), ni l'Iata (Assemblée Générale des Compagnies Aériennes) ne peuvent dire de quoi l'avenir de ce secteur sera fait. Car l'activité du transport aérien se détériore à grande vitesse. Les avions des compagnies internationales volent souvent à moitié vides et le traumatisme du 11 septembre semble même se renforcer. Qui survivra à cette tempête? Les acteurs les plus solides évidemment, ceux qui sauront amortir le choc. Les autres disparaîtront, à moins qu'ils n'aient considérablement réduit leurs activités, et surtout trouver les bons alliés.

Les ravages du 11 septembre devraient en effet accélérer partout un mouvement de concentration du transport aérien. Par ailleurs, le cas Swissair (lire ci-contre) démontre qu'aucun transporteur n'est plus à l'abri d'une catastrophe, et que tous ceux qui auront laissé filer leurs coûts risquent de le payer de leur propre existence.

Partout, le trafic dégringole. Aux Etats-Unis, United Airlines, Delta et USAirways, ont accusé des baisses de plus de 30 % de leur fréquentation en septembre par rapport au même mois de l'an dernier. British Airways a enregistré une baisse de 22 % de son revenu par passager pour le même mois et Air France a peut-être limité la casse en affichant une diminution de 7 % de son trafic.

Après cette crise, la prophétie de Jean-Cyril Spinetta sur l'avenir du secteur aérien s

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