Menu
Libération

Le recours aux amortisseurs sociaux

Réservé aux abonnés

Certaines entreprises tentent d'éviter ou de retarder les licenciements secs.

ParOdile BENYAHIA-KOUIDER
Hervé NATHAN
Gérald de HEMPTINNE
Publié le 01/11/2001 à 1h29

Se rappelant combien il leur avait été difficile de recruter il y a deux ans à peine, quand l'activité économique était florissante, certaines entreprises tentent par tous les moyens de conserver leurs salariés. Etat des lieux de ces petites ou grandes mesures destinées à éviter les suppressions d'emplois, ou à tout le moins à les diminuer ou à les retarder.

RVI, Renault, Usinor

L'arme des 35 heures

En France, dans de nombreux secteurs industriels, les 35 heures servent d'amortisseur social.

Chez Renault, le système est assez sophistiqué : dix jours de RTT (réduction du temps de travail) sont prévus, cinq à la disposition de l'entreprise, cinq à celle des salariés. Mais l'on conseille vivement aux employés de prendre des jours «qui font consensus», comme l'explique la CFDT, par exemple lors du pont de la Toussaint, ou en fin d'année. Résultat : les établissements de Douai, Flins et autres vont s'arrêter tour à tour. Usinor, dont la direction dispose de six jours de RTT collectifs, incite aussi certains de ses employés à faire la trêve des confiseurs.

Chez RVI, filiale de Volvo, on utilise aussi la flexibilité ouverte par l'accord sur les 35 heures pour absorber une partie de la baisse d'activité. A l'usine de Blainville (Calvados), quatre jours sont inscrits au «compteur» des ouvriers de l'usine. «Vendredi, on devait travailler, cela a été transformé en RTT», dit un syndicaliste. Traduction: l'activité se réduit, la direction décide d'une journée de RTT.

Chez Michelin, la gestion

Dans la même rubrique