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Libération

Le procès Microsoft accouche d'une souris

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Accord à l'amiable entre Washington et le géant des logiciels.

Publié le 03/11/2001 à 1h30

Il est des malades chanceux. Un jour, on les prévient qu'on devra les amputer; quelque temps plus tard, on leur annonce qu'une piqûre un peu désagréable suffira à régler le problème. C'est un peu ce qui vient d'arriver à Microsoft. En l'occurrence, la maladie est un procès qui oppose depuis mai 1998 la compagnie à l'Etat américain. Et le remède miracle, un changement de cap complet du même Etat. Après avoir mené un procès tambour battant, il abandonnait début septembre le souhait de voir l'entreprise démantelée, avant d'annoncer vendredi un accord amiable, dans le but de mettre fin à la procédure.

Le projet d'accord, qui doit encore être ratifié par les 18 Etats associés à la plainte, est excessivement technique. On est loin du grand spectacle offert par un procès à rebondissements, loin des envolées de David Boies, l'avocat du gouvernement, tenace et ingénieux, n'ayant de cesse qu'il ne piège les témoins présentés par Microsoft lors des audiences. On est loin, aussi, de la sanction radicale imposée par le juge Jackson le 7 juin 2000, avant d'être cassée par une cour d'appel: la scission de la compagnie en deux entités indépendantes; pas moins.

Latitude. Aujourd'hui, il est avant tout question de donner plus de latitude aux constructeurs d'ordinateurs dans leurs rapports avec Microsoft et plus d'informations à ses concurrents qui produisent des logiciels pour sa plate-forme Windows. Les fabricants se voient autorisés à ajouter à Windows les logiciels de leur choix. Il est inte

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