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Le programme de l'A400M plombé par l'Allemagne

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Berlin tarde à officialiser la commande de 73 de ces avions militaires.

Publié le 05/11/2001 à 1h31

Pour les dirigeants du groupe aéronautique européen, le dossier de l'avion militaire de transport A400M n'est guère plus reposant. Cela fait des mois que la marmite bouillonne et menace d'exploser à chaque fois que l'un des pays concernés par le programme traîne des pieds. La semaine dernière, le sujet A400M a donné lieu à une cacophonie dont l'Italie a le secret. On achète, on n'achète pas. Dans l'entourage d'Alain Richard, le ministre de la Défense français, on veut rester optimiste. «Alors que la participation italienne paraissait exclue il y a encore une semaine, on sent les choses bouger depuis quelques jours. Il reste encore une petite chance» Quoi qu'il en soit, le gouvernement français jure que le programme A400M n'est pas tributaire de la décision italienne. «Au pire, les gouvernements seront obligés de remettre de l'argent au pot», assure un conseiller.

«Négociation». Le vrai souci est plutôt du côté du gouvernement allemand, qui tarde à officialiser sa commande de 73 avions. Un simple report de cette décision, et le programme serait alors gelé. Or, de l'autre côté du Rhin, le ministre de la Défense continue de s'agiter dans tous les sens pour tenter de faire baisser encore le prix de l'avion. Ce qui agace prodigieusement le camp français. «Ce n'est plus le moment de repartir dans une négociation commerciale», dit-on dans l'entourage d'Alain Richard. Mais personne ne veut croire à la politique du pire de la part de l'Allemagne: «Schröder s'est trop impliqué personne

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