La grande distribution vient d'ouvrir une nouvelle brèche dans le monopole des pharmacies. Après dix ans de procédure, la cour d'appel d'Angers vient d'autoriser les grandes surfaces à vendre de la vitamine C. A l'époque, la chambre syndicale des pharmaciens de Maine-et-Loire avait porté plainte contre les hypers au motif que la vente de cette vitamine nécessiterait un avis «thérapeutique» et relevait du monopole de leur distribution. Mais les magistrats d'Angers ont estimé que la santé des consommateurs achetant leur vitamine C dans une grande surface n'était pas menacée sous réserve de ne pas dépasser le dosage de 1 gramme par jour.
Cette nouvelle n'a pas manqué de faire plaisir à Michel-Edouard Leclerc, le patron des Centres éponymes, qui ferraille depuis des lustres contre les monopoles, y compris celui des pharmaciens, pour le plus grand bien de ses affaires. «J'ai commencé à me battre pour commercialiser de la parapharmacie en 1982: à l'époque, je n'avais le droit de vendre ni des préservatifs, ni de l'aspartam, ni du lait pour bébé», se rappelle Leclerc, qui réalise aujourd'hui 1,5 milliard de francs (230 000 euros) de chiffre d'affaires dans ce secteur.
La décision de la cour d'appel d'Angers fait fantasmer Leclerc, mais aussi Carrefour et Auchan, également présents en parapharmacie: «Le gros marché qui nous intéresse maintenant est celui des compléments nutritionnels qui pèse en France plusieurs milliards de francs», explique Michel-Edouard Leclerc. Qui a aussi des vi




