«Et de 8 et de 10» ont scandé les artistes, ouvriers, techniciens du spectacle et de l'audiovisuel, lors des manifestations qui ont eu lieu le mois dernier. Des défilés organisés pour le maintien des deux annexes «8 et 10» de l'assurance chômage qui sont la colonne vertébrale du régime des intermittents du spectacle. Exception très française, ce système permet aux techniciens et artistes du secteur culturel de toucher le chômage pendant un an, lorsqu'ils justifient de 507 heures de travail au cours des douze derniers mois. Presque 100 000 personnes relèvent de ce régime spécifique décrié par le patronat français pour son coût: 4 milliards de déficit l'an dernier. Du point de vue du Medef, «les intermittents bénéficient de droits exorbitants. Il faut leur appliquer les mêmes règles d'indemnisations qu'aux intérimaires». En réponse, les syndicats de la profession affirment: «La culture française ne peut pas exister sans son régime spécifique d'assurance chômage.» Le monde politique a réagi. Le 12 décembre une proposition de loi socialiste, soutenue à l'unanimité par la commission des Affaires sociales, sera présentée à l'Assemblée. Elle a pour objectif de prolonger temporairement les annexes 8 et10. Selon le président du groupe socialiste à l'assemblée, Jean-Marc Ayrault, «cette proposition de loi vise à pérenniser un statut jusqu'à ce que tout le monde accepte de négocier». Le gouvernement a promis de soutenir la proposition, estimant le système «parfaitement légitime». Pas p
Le serpent de mer d'un statut à part
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Publié le 03/12/2001 à 1h50
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