Le compte à rebours s'accélère pour Brandt, le fabricant de gros électroménager fusionné avec Moulinex et qui a déposé son bilan en même temps que lui, le 7 septembre. Une solution doit être trouvée avant le 20 décembre, date à laquelle les banques pourraient retirer leur soutien à Brandt avec le risque d'une liquidation judiciaire.
Aujourd'hui et demain, les représentants syndicaux et les élus des 5 300 salariés français du groupe (sur 11 000 dans le monde) commencent à auditionner les repreneurs potentiels de la maison sous la houlette du tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Après l'élimination d'une grosse douzaine de prétendants les moins convaincants, comme l'italien Merloni , quatre candidats proposent une solution de reprise d'ensemble susceptible d'éviter une hémorragie sociale et de poursuivre l'activité des marques Brandt, Vedette et Thomson: le turc Arcelik-Beko, l'un des plus gros conglomérats de ce pays, l'américain Whirlpool (ex-Philips), l'italien Candy, un concurrent direct de Brandt, et l'israélien Elco, un holding coté, spécialiste de climatisation et d'électromécanique.
Avantage. Ce dernier, inconnu en France et allié à l'espagnol Fagor, numéro un ibérique de l'électroménager, a proposé un projet «bien avancé», estime François Paolini, vice-président du tribunal de commerce. «Nous sommes les mieux-disants au point de vue social», assurait hier Nicolas De Gregorio, patron d'Elco Europe et ancien de Brandt. Il affirme être en mesure de conserve




