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Libération

One-man show pour Jean-Marie Messier

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Edgar Bronfman, no 2 de Vivendi-Universal, démissionne.

Publié le 07/12/2001 à 1h52

«Jean-Marie, il a perdu 17 kilos, il est le roi du monde à New York et il veut occuper toute la place.» L'ami qui parle et «qui veut du bien» au PDG de Vivendi-Universal ne se doutait certainement pas de la justesse de son analyse. Hier, un an jour pour jour après la fusion des groupes français et américain, Edgar Bronfman, jusque-là numéro 2 du groupe, a abandonné toutes ses fonctions exécutives à la tête de Vivendi-Universal, laissant à J2M tout le pouvoir sur la mégacompagnie de médias et de communication. «Depuis le premier jour de la fusion en décembre 2000, Bronfman savait que le sujet de la direction et du pouvoir se poserait», explique-t-on dans l'entourage du groupe. Edgar, représentant des intérêts de la famille Bronfman, premier actionnaire de Vivendi-Universal avec 5,5 % du capital, conserve le titre de vice-président du conseil d'administration... mais concrètement l'homme s'en va faire autre chose, ailleurs.

Marsupilami. «D'une certaine façon, le départ de Bronfman était inscrit contractuellement», explique-t-on au siège de Vivendi-Universal à New York. «Lors de la fusion en décembre, Messier et lui étaient convenus de deux possibilités de sortie: la première venait à échéance le 8 décembre 2001, la seconde, en décembre 2004.» Aucune précision sur les conditions du départ. Mais Bronfman étant un homme très très riche, nul ne s'inquiète pour son train de vie. Selon son entourage, il songeait depuis deux mois à jeter l'éponge, et cela ne changera pas grand-chose à

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