L'emploi aura décidément sévèrement pâti de la récession américaine. Selon les statistiques publiées vendredi par le département du Travail, l'économie a encore perdu en novembre 331 000 emplois net. Soit beaucoup plus que prévu par les experts qui tablaient généralement sur la disparition de 200 000 emplois «seulement».
5,7 % de la population active américaine est donc au chômage. C'est le niveau le plus élevé depuis août 1995. L'année dernière à la même époque, il n'était que de 3,9 %.
En deux mois, l'économie américaine aura donc supprimé 800 000 emplois. Et 1,2 million depuis mars.
Suppression. Tous les secteurs sont concernés: l'industrie a perdu 163 000 postes de travail (un record depuis juillet 1998), et les services, secteur encore dynamique il y a quelques mois, 164 000. Plus globalement, si l'on en croit une étude du cabinet d'outplacement (reclassement de salariés) Challenger Gray, ce sont, en 2001, les télécoms, les transports et l'industrie manufacturière qui détiennent le triste record des licenciements. Et la Californie, l'Etat le plus touché, avec 264 100 suppressions d'emploi.
L'année n'est pas terminée, et les mauvaises nouvelles sur le front de l'emploi devraient encore pleuvoir. Pour autant, les analystes de tous poils s'attendent à une progression moindre du chômage dans les mois à venir. L'économie américaine montrant des signes évidents de stabilisation qui devraient à terme se répercuter sur l'emploi.
Pic maximal. Au cours du premier semestre de l'année p




