Palper l'euro était devenu ce week-end l'occupation de millions d'Européens. Ouverte vendredi en France, aux Pays-Bas et en Irlande, la chasse aux «kits euros» s'est poursuivie samedi dans les bureaux de poste en Italie, les stations-service en Autriche, les kiosques en Finlande, les gares en Belgique et les agences bancaires en Espagne. Il y en avait pour toutes les bourses: de 3,88 euros le sachet en Finlande à 12,91 euros en Italie (par souci de les vendre à un chiffre rond dans la monnaie locale). Mais quels que soient le pays, le lieu de vente, le montant distribué, les «eurokits» et autre monederos (en Espagne) se sont arrachés.
Pénurie. En Belgique, où 5,5 millions de kits étaient mis en vente samedi, les quelques milliers de sachets vendus via les sociétés de transports urbains sont partis en un clin d'oeil. Le matin même, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, s'étaient vu remettre leur propre kit au sommet de Laeken près de Bruxelles. Au Luxembourg, où la Banque centrale disposait de 600 000 échantillons pour une population de 430 000 personnes, nombre de citoyens avaient bravé le froid pour découvrir la nouvelle monnaie.
En Finlande, la Banque centrale a calculé trop juste: elle n'avait prévu que 500 000 kits environ un pour dix Finlandais. Déjà la pénurie gagne Helsinki. «Nous n'avons plus de kits et nous ne pouvons pas en produire plus», a reconnu Kari Lottanen, porte-parole de la Banque centrale de Finlande.
En Autriche, les premières rupture




