Ils étaient radieux devant les distributeurs de billets, ils déchantent aujourd'hui devant les tickets de caisse. En Italie, le prix de l'«espresso» s'est envolé de 30 % dans les cafés pour s'arrondir à un euro. Pour un ticket de train entre Bologne et Florence, le voyageur débourse dix euros supplémentaires. Mêmes constats en Espagne, où le carnet de dix tickets de métro madrilène a bondi de 9,46 %, la place de cinéma de 11 %, les taxis et les timbres de 4 %. Pour autant, pas de quoi gâcher la fête, à entendre le patron de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg (lire ci-contre).
Surprise allemande. Hier encore, l'ambiance était aux satisfecit tous azimuts. Pour la Commission européenne et la BCE, la bonne surprise venait des Allemands. Eux qu'on disait viscéralement attachés à leur deutschemark ne semblaient-ils pas se convertir avec souplesse à la nouvelle monnaie? «J'ai l'impression que le sentiment général des Allemands a basculé», a commenté le porte-parole de la principale Fédération allemande du commerce de détail.
Selon la Commission européenne, la moitié des transactions en France et aux Pays-Bas était effectuée en euros dès mercredi, bien au-delà de la moyenne européenne de 20 %. En France, les gestionnaires de distributeurs automatiques de boissons et de friandises, «encouragés par le succès du passage à l'euro», s'apprêtent à accélérer la cadence, annonçait hier Jean-Loup Bariller, délégué général du syndicat professionnel du secteur. Ils auront tous b




