Menu
Libération

L'aide au développement divise le G7

Réservé aux abonnés

La question de la dette figurait pour la première fois à l'ordre du jour des grands argentiers.

Publié le 11/02/2002 à 22h10

Montréal

de notre correspondante

L'optimisme était de mise, samedi soir, à l'issue de la rencontre des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G 7. Rassurer, c'était le mot d'ordre des grands argentiers des sept pays les plus riches de la planète, réunis sur les bords du lac Meech, à quelques kilomètres d'Ottawa, la capitale fédérale canadienne. «Les perspectives de reprise dans nos économies se sont généralement améliorées», ont-ils affirmé, avant d'assurer leur détermination à «prendre les mesures qui s'imposent pour favoriser une reprise vigoureuse et durable».

C'est à peine si l'autosatisfaction générale a été ternie par une discorde entre Américains et Européens sur l'aide au développement. L'été passé, le président Bush avait proposé que l'Agence internationale de développement de la Banque mondiale convertisse en dons la moitié des prêts qu'elle accorde aux pays les plus pauvres ­ soit l'équivalent d'environ 3 milliard de dollars (3,5 milliards d'euros). «Ces dons sont plus appropriés pour des secteurs comme l'éducation, la santé et d'autres projets qui ont un important impact social mais ne créent pas nécessairement un retour direct sur investissement pouvant payer les intérêts d'un prêt», a insisté vendredi le secrétaire américain au Trésor, Paul O'Neill.

Conditions. D'accord sur le principe, les Européens, premiers créanciers, sont réticents à l'idée de convertir en dons plus de 10 % des prêts. Ils font valoir que les revenus tirés des intérê

Dans la même rubrique