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Interview

«Porto Alegre, utile contre les excès»

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Publié le 11/02/2002 à 22h10

Une voix discordante dans le patronat. Déjà signataire fin janvier d'un Manifeste pour un développement durable, aux côtés de syndicalistes (Jean-Christophe Le Duigou de la CGT...) et d'anciens ministres de gauche (Michel Rocard...), Francis Mer développe une position originale sur la mondialisation. Le président du conseil d'administration d'Arcelor (né de la fusion d'Usinor, Arbed et Aceralia), explique pour Libération ce que le Forum social mondial, qui s'est tenu la semaine dernière à Porto Alegre (Brésil), apporte à la réflexion sur les dysfonctionnements de la mondialisation.

Que vous inspire le contre-sommet de Porto Alegre?

Je trouve intéressant qu'il existe un lieu de réflexion alternative, même si pour l'instant je ne trouve pas que les discours qui s'y tiennent soient très audibles. Je ne pense pas que ceux qui vont à Porto Alegre soient tous des «anti», des «contre la mondialisation», qu'ils soient tous pour une réforme totale du système. En l'absence de gouvernance mondiale, ils tirent la sonnette d'alarme contre les dysfonctionnements de cet univers sans frontières, où la production des richesses est mondialisée. Un forum comme celui de Porto Alegre a donc du sens, dans la lutte contre les excès et les dérives.

Vous parlez de gouvernance mondiale. Comment voyez-vous cette idée se mettre en place et à quelle échéance?

On y arrivera... mais dans une situation de crise. Je ne décèle pas la capacité des dirigeants à gérer à froid les dysfonctionnements de ce monde et à

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