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Deutsche Telekom englué dans sa dette

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Berlin l'empêche de vendre son réseau câblé à l'américain Liberty Media.

Publié le 27/02/2002 à 22h25

Les opérateurs de télécoms européens ont décidément bien des soucis. Tandis que France Télécom tente de sortir de son bourbier allemand (lire plus haut), Deutsche Telekom désespère de parvenir à alléger une dette qualifiée outre-Rhin de kolossal. L'opérateur historique allemand, qui croyait tenir le bon bout en cédant quelques actifs, vient de se faire retoquer l'un de ses projets. Il comptait vendre 65 % de son réseau de télévision par câble à l'américain Liberty Media.

Hier, l'office allemand anticartels y a mis son veto. Le coup est rude pour Ron Sommer, qui pou vait tirer de cette transaction quelque 5,5 milliards d'euros... et éponger une partie de sa dette estimée fin septembre 2001 à... 65 milliards. Le patron de Deutsche Telekom va devoir partir en quête d'un nouvel acquéreur. Les clients ne manquent pas ­ un groupe financier britannique spécialisé dans le courtage, Compere Associates, a récemment exprimé son intérêt ­ , mais les transactions prennent du temps et, selon les experts, Ron Sommer ne pourra, comme il le souhaitait, ramener à 50 milliards d'euros sa dette à la fin de l'année.

Ce revers intervient après que le groupe a envisagé de renoncer à l'autre projet phare de réduction de ses dettes: l'introduction en Bourse de T-Mobile.

Le patron du groupe a ainsi estimé qu'il ne pouvait exclure un nouveau report sine die de l'entrée en Bourse de ses activités de téléphonie mobile, prévue à l'origine à l'automne 2000 et finalement repoussée à juin ou novembre 2002.

(ave

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