Sortir d'Allemagne, par tous les moyens, pour éviter le pire. Alors que France Télécom jugeait il y a peu le marché outre-Rhin indispensable à son développement européen, l'opérateur est aujourd'hui embourbé dans le conflit qui l'oppose à MobilCom, dont il détient 28,5 %. Selon nos informations, l'Etat pousse aujourd'hui le groupe présidé par Michel Bon, dont il est actionnaire à 55 %, à se désengager de MobilCom, quitte à pousser l'entreprise allemande à la faillite. Une telle solution ne coûterait «que» 4,2 milliards d'euros à France Télécom, soit le montant des sommes déjà investies dans la compagnie allemande. Une solution radicale, mais qui lui éviterait de débourser le double, voire le triple, s'il poursuit cette aventure. Le risque total sur MobilCom pourrait alors frôler les 15 milliards, comme l'évoquait hier le quotidien les Echos. «France Télécom n'a plus le choix. Il faut sortir du bourbier allemand à moindre coût», justifie un conseiller de Laurent Fabius. No comment, se contentait hier de dire l'opérateur. Peut-être France Télécom espère-t-il encore s'en sortir lors de la réunion du conseil de surveillance de MobilCom prévue le 6 mars.
Pacte secret. Dans cette histoire, le français a péché par précipitation. Quand il a racheté MobilCom, en mars 2000, il considérait qu'il avait besoin à tout prix d'une porte d'entrée en Allemagne, avant le début de l'attribution des licences UMTS, le téléphone mobile de troisième génération. Il s'est donc jeté sur la seule proie




