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Analyse

Messier focalise sur la communication

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Pour plaire aux marchés, il va réduire ses parts dans Vivendi-Environnement.

Publié le 08/03/2002 à 22h31

Depuis des mois que les investisseurs lui demandent si Vivendi Universal (VU) va sortir du capital de Vivendi-Environnement (filiale services du groupe), Jean-Marie Messier répond invariablement: «Nous sommes et resterons de manière durable le premier actionnaire de Vivendi-Environnement (VE).» Comme on peut être «premier actionnaire» à 30 % voire beaucoup moins, les uns en déduisaient que J2M était bien en train de sortir du capital de sa filiale pour se consacrer entièrement aux médias. Les autres ­ rares ­ espéraient encore que le PDG conserverait pour l'éternité le coeur d'activité de ce que fut la Compagnie générale des eaux. Pas plus tard que mardi (lors de la présentation annuelle des comptes 2001), à la question d'un journaliste: «Allez-vous réduire votre participation dans Vivendi-Environnement?» Messier ressert l'éternel: «On est bien comme premier actionnaire.»

Contre-pied. Mais, dès le lendemain, le PDG de VU lâche tout aux analystes financiers. Oui, Vivendi Universal prépare une «déconsolidation» (c'est-à-dire une diminution de l'impact comptable de VE dans VU). Oui, le groupe va passer sous les 50 % dans le capital de VE (il détient actuellement 63 % de sa filiale). «Nous comprenons qu'une déconsolidation de Vivendi-Environnement aiderait grandement les investisseurs, augmenterait la visibilité de Vivendi Universal et leur permettrait de voir en Vivendi Universal un pur acteur des médias et de la communication.» Et d'ajouter: «Je souhaite de façon raisonnable pr

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