Londres de notre correspondant
Mathieu vit depuis septembre dans un bed & breakfast. Quand un groupe de presse l'a embauché à la rentrée comme chef de publicité, il a d'abord voulu trouver un appartement. Lorsqu'il s'est aperçu des prix pratiqués dans la capitale britannique, il a cherché une chambre à louer. «Je pensais partager un lieu avec quatre ou cinq personnes. Mais tout ce que j'ai vu était terrible. Des cuisines d'une saleté repoussante. Des colocataires antipathiques.» En négociant, il a pu réduire le tarif à 30 livres (45 euros) par nuit. Sa femme et son jeune fils sont restés en banlieue parisienne. Les amener avec lui était exclu. Impossible de se loger à trois dans Londres avec son salaire. Il revient donc en France chaque week-end. Cela lui permet d'économiser trois nuits d'hôtel.
Partager un appartement avec d'autres ou louer une chambre chez l'habitant lui aurait coûté au minimum entre 100 et 125 livres (150 et 187 euros) par semaine dans un quartier excentré. Au moins, son B & B se trouve à deux pas de Hyde Park. A Londres, il y a le mythe incarné par les courtiers de la City. Celui d'une ville eldorado, exempte d'impôt et gage de hauts salaires. Et il y a la réalité. La vie est très onéreuse et le logement dépasse tout ce qu'un Français peut imaginer. En comparaison avec Paris, un même appartement coûtera en moyenne deux fois plus cher à la location et trois fois plus cher à l'achat. Les Londoniens, comme la plupart de leurs compatriotes, préfèrent être prop




