Monterrey envoyé spécial
Le vieux dicton américain « Trade not aid » («Du commerce plutôt que de l'aide ») est toujours à la mode. Depuis lundi, date de l'ouverture du sommet de Monterrey (Mexique) sur le financement du développement, l'idée qu'investissement privé et commerce sont des solutions centrales aux maux du tiers-monde est martelée. Dans l'immense salle de congrès qui accueille le sommet, pas un point-presse, pas une réunion, pas une brochure, pas un article qui ne le rappelle. Le thème se décline en dizaines d'interventions des représentants du patronat international, des gouvernements, en passant par l'OMC, le FMI et la Banque mondiale. Rien en revanche ne semble assurer le second souffle de l'aide publique au développement, en déclin depuis dix ans. Pas même l'arrivée, ce matin, de 40 chefs d'Etat, parmi lesquels le président américain, George W. Bush, son homologue espagnol, José Maria Aznar, qui préside l'Union européenne, ou encore Jacques Chirac.
G77. Sans doute, le ton adopté par le « consensus » texte qui sera officiellement approuvé vendredi offre une vision relativement équilibrée de l'ensemble des facteurs pouvant contribuer au décollage des pays du Sud. « Reste à mettre les déclarations et les faits les uns en face des autres », lâche un membre de la délégation du G77, un des groupes représentant les Etats du Sud à Monterrey. « Concrètement, les Etats les plus riches offrent péniblement quelques milliards de plus pour une aide publique dont le niveau




