Dialogue de sourd chez le fameux « agitateur culturel ». Après plus d'un mois de conflit social, de manifs et d'occupations surprises des Fnac parisiennes, la situation reste bloquée. Hier matin encore, des délégués syndicaux occupaient une salle où des négociations se sont tenues, en vain, pendant la nuit. Les possibilités d'un rapprochement paraissent encore loin : l'intersyndicale CGT-SUD-FO-CNT (1) des 58 magasins Fnac de France réclame une augmentation générale des salaires de 2,5 % pour tous les employés. Petite révolution en perspective : depuis 1993, date à laquelle le groupe Pinault-Printemps-Redoute a racheté l'enseigne, la politique maison est de refuser toute augmentation collective au profit de coups de pouce individuels, au mérite. «Comme ça, tout se fait à la tête du client», se plaignent les syndicats. La direction, elle, a beau faire des efforts qu'elle présente comme considérables, rien n'y fait : le 13 mars, celle de la Fnac-Paris (magasins Etoile, Montparnasse, Saint-Lazare, Italie 2 et Forum des Halles) propose des hausses générales de 2 % pour les salaires inférieurs à 1 303 euros, et de 1,5 % pour ceux qui gagnent jusqu'à 1 524 euros. Echec. Dans la nuit de mercredi, la direction consent à faire un petit pas de plus : 94 % des salariés de la Fnac-Paris obtiendraient entre 2,5 % et 3 % d'augmentation, les 6 % d'employés restants pouvant espérer des hausses individuelles. «Chez nous, la rémunération moyenne est supérieure de 13 % à celle pratiquée habitu
A la Fnac, des grévistes trop agités pour se calmer
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Le sentiment de déqualification nourrit le conflit depuis février.
Publié le 22/03/2002 à 22h40
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