Hambourg, envoyée spéciale.
Quoi, 10 % ? L'auditoire n'en croit pas ses oreilles. Sybille Schmid-Sindram, l'épouse du fondateur de MobilCom possède aujourd'hui 6,07 millions d'actions de l'opérateur de téléphone allemand. Soit très exactement 10,2 % du capital ! Gerhard Schmid a l'air de s'amuser de la réaction des journalistes, conviés à la conférence de presse de MobilCom, qui se tenait hier à Hambourg.
«Je ne sais pas». La prise de participation de Sybille Schmid-Sindram est l'un des points de litige qui oppose depuis la mi-février MobilCom et son actionnaire France Télécom (28,5 %). La découverte de son entrée dans le capital de MobilCom à hauteur de 5 % avait déjà jeté un froid. Mais 10,2 %, c'est le pompon. Quand les a-t-elle acheté s ? «Je ne sais pas, a répondu hier Gerhard Schmid. Ma femme est très indépendante, elle a des biens immobiliers. Elle place son argent où et quand elle veut.» Continue-t-elle à en acheter ? Nouvelle moue de Schmid : «Je ne sais pas.» En novembre, Gerhard Schmid ne connaissait pas non plus l'identité du «gros investisseur», entré au capital.
Et puis, le 29 janvier, il finit par avouer : c'est sa femme. Pourquoi ce mensonge ? «Mais cela ne les regardait pas, s'est récrié Gerhard Schmid dans Libération (du 2-3 mars). Cela ne m'intéresse pas non plus de savoir chez quel coiffeur va la femme de Michel Bon ! Que ma femme ait zéro action ou 4 millions d'actions ne changeait rien à l'affaire.» Sauf que France Télécom est persuadé que MobilCom a prêté




