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Libération

Péril postal en Grande-Bretagne

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15 000 emplois supprimés pour se préparer à la concurrence.

Publié le 26/03/2002 à 22h42

Londres de notre correspondant

La Poste, qui faisait naguère la fierté des Britanniques, se trouve «dans une situation périlleuse», de l'aveu même de son président intérimaire, Allan Leighton. Pour réduire ses pertes, qui atteignent 2,46 millions d'euros par jour, et s'ouvrir à la concurrence, elle s'apprête à trancher dans le vif. Dans le cadre d'un plan de restructuration présenté hier, 15 000 emplois vont être supprimés d'ici trois ans. D'autres saignées suivront. «Ces mesures d'une portée considérable ne constituent pas une fin, mais un début», a prévenu la direction. Avant Noël, l'un de ses hauts responsables avait avancé le chiffre de 30 000 départs sur un contingent de 200 000 per sonnes. Ce qui avait provoqué la fureur des syndicats. Selon la presse du royaume, la purge pourrait toucher 40 000 emplois ces prochaines années. D'autres «annonces» seront faites après Pâques.

Centres fermés. Face à la menace d'une grève, la Poste britannique promet qu'elle fera tout son possible pour éviter des licenciements secs. Les premières coupes vont être effectuées au sein de la filiale de transports de colis, Parcelforce Worldwide, qui enchaîne les pertes. Son personnel va être réduit de moitié. Ses 900 chauffeurs seront incités à se mettre à leur compte. Les paquets non urgents regagneront le réseau général. Le Royal Mail, chargé du courrier traditionnel, va devoir fermer quatre de ses 16 centres de tri. L'acheminement va s'effectuer davantage par la route, au détriment du train, c

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