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Levi Strauss essore ses usines

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Adepte de la délocalisation, la marque de jeans ferme encore six sites de production aux Etats-Unis et supprime 3300 emplois.

Publié le 09/04/2002 à 22h58

Levi Strauss, la marque pionnière du jean, est de plus en plus célèbre dans un autre registre: celui de la délocalisation. Hier, l'entreprise américaine annonçait six nouvelles fermetures d'usines aux Etats-Unis, étalées de juin à octobre et présentées comme la poursuite d'une politique visant à «devenir une organisation concentrée sur le marketing et la conception de produits plutôt qu'un fabricant».

La décision entraîne la suppression de 3 300 emplois, soit 20% des effectifs aux Etats-Unis. «Une décision douloureuse mais nécessaire», commente Philip Marineau, le patron de Levi Strauss, qui ne tergiverse pas lorsqu'il s'agit d'expliquer pourquoi il préfère voir ses pantalons fabriqués par des fournisseurs lointains employant une main-d'oeuvre bon marché et flexible: «Sous-traiter la production nous apporte une structure de coûts plus libre, nous aide à conserver de fortes marges et nous permet d'investir plus de ressources dans les produits, le marketing et les initiatives commerciales.» Pour parer aux critiques qui ont terni l'image de certains de ses concurrents comme Gap, il précise néanmoins que le groupe «veillera aux conditions de travail des gens fabriquant [ses] produits partout dans le monde».

Seules deux usines subsisteront aux Etats-Unis, précise le groupe basé à San Francisco. Elles n'échapperont pas pour autant aux suppressions d'emplois. Trois cents licenciements sont prévus sur le site de finition basé à San Antonio (Texas).

C'est en 1999 que la société adopte d

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