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Libération

Messier poussé à jeter Vivendi Environnement

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Ses actionnaires américains exigent qu'il cède la filiale.

Publié le 11/05/2002 à 23h26

«Ce ne sont pas les administrateurs français qui mettront Jean-Marie Messier en difficulté, mais les administrateurs américains, prophétisait récemment un homme d'affaires qui connaît bien le PDG de Vivendi Universal (VU). Ici, en France, les membres des conseils d'administration se tiennent tous les uns les autres, chacun étant membre du conseil de l'autre et réciproquement. Aux Etats-Unis, tout cela ne vaut rien à côté des résultats et de la rentabilité des entreprises.»

Argent frais. C'était il y a à peine quelques semaines. Et voilà que les administrateurs américains de VU ­ ils ne sont que cinq Américains sur dix-huit au total ­ manifestent depuis quelques jours un véritable agacement à l'égard de la gestion de J2M et de la dégringolade de l'action en Bourse (Libération du 8 mai).

Déjà en début de semaine, la famille Bronfman ­ qui avait vendu Seagram (Universal) à Vivendi ­, premier actionnaire du groupe avec 5,3 % du capital, faisait savoir qu'elle réviserait sa position capitalistique au tour de table de Vivendi. Sans préciser la nature du mouvement. Vendredi, c'était au tour de Samuel Minzberg, l'administrateur qui représente les intérêts de la famille Bronfman au conseil d'administration, de monter au créneau. Selon le quotidien la Tribune, cet avocat d'affaires aurait demandé à Messier de vendre Vivendi Environnement ­ la filiale distribution d'eau, propreté, déchets ­ et de faire rentrer rapidement de l'argent frais dans les caisses. Or, sur ce dossier, Jean-Marie

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