Fin mars, France Télécom croyait avoir éteint l'incendie MobilCom (dont il détient 28,5 %). C'est raté. Hier, Gerhard Schmid, le vibrionnant fondateur de l'opérateur de téléphone allemand, a une nouvelle fois soufflé sur les braises. Primo, il a accusé France Télécom d'être «responsable de l'augmentation des pertes» de MobilCom 120,7 millions d'euros, au premier trimestre 2002, contre 34,8 millions l'an passé. Secundo, il a répété que «France Télécom ne peut pas éviter une reprise totale de MobilCom en vertu de la loi allemande». Or, depuis plusieurs semaines, l'opérateur français fait tout ce qu'il peut pour éviter d'avoir à lancer cette OPA qui l'obligerait à inscrire les dettes de MobilCom dans ses comptes. France Télécom, déjà lesté de 60 milliards d'euros de dettes, ne veut pas se charger de 6,5 milliards de plus !
Casse-tête. En avril, eurêka ! Toutes les parties pensaient avoir trouvé la solution. Un consortium de banques, dont la Deutsche Bank, ABN Amro, la Société Générale et Merrill Lynch, était prêt à reprendre les 49,9 % du couple Schmid pour éviter l'OPA. Las, la COB allemande a fait savoir à tout ce beau monde que, dans ce cas, les banques travaillant avec l'opérateur devraient reprendre les parts des minoritaires au même prix : 22 euros l'action. «Nous n'avons pas vocation à lancer des OPA», s'insurge-t-on dans une des banques.
Résultat des courses : le beau compromis a explosé en vol. Un véritable casse-tête pour France Télécom qui s'est engagé à reprendre la




