«Il ne faut pas toucher au principe d'universalité de cette loi. Elle doit, en 2004, s'appliquer à tous de la même manière. J'entends le nouveau gouvernement envisager que certaines entreprises et salariés puissent s'y soustraire et travailler plus. Si cette possibilité existe, cela reviendra à rendre la réduction du temps de travail facultative, donc caduque à long terme. Dans l'immédiat, ce serait donner une prime aux mauvais élèves, les patrons qui ont joué la montre jusqu'à présent quand d'autres s'y mettaient, même dans la catégorie des très petites. Pas très politiquement correct, non ? Cela reviendrait également à installer de façon définitive (et plus transitoire comme en ce moment) des références différentes en matière de durée du travail. Je rappelle qu'on touche là à une règle sociale fondamentale du droit français. En revanche, s'il fallait revoir certains aspects de la loi, je militerais pour que l'annualisation du temps de travail ne soit applicable qu'aux seules entreprises où cette forme d'organisation du travail est dictée par l'activité. Beaucoup trop d'entreprises ont mis en place, à la faveur des 35 heures, des modulations horaires compliquées et pénalisantes pour leurs salariés qui ne se justifient pas forcement. Il faudrait aussi rétablir le lien entre RTT et création d'emplois (qui a disparu avec la possibilité de faire des accords défensifs dans la loi Aubry II) et revenir sur la notion de forfait/jour pour les cadres. S'ils sont plutôt contents dans
Interview
« Rétablir le lien entre RTT et création d'emplois »
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Publié le 21/05/2002 à 23h32
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