Ils devaient tous se retrouver à Cannes ces jours-ci les grands nababs de Vivendi Universal (VU) ; en smoking sur les marches du Palais des Festivals, ou en «décontracté» pour des réunions plus informelles et plus discrètes. Jean-Marie Messier, le PDG de VU (maison mère de Canal Plus, acteur majeur du Festival), mais aussi Ron Meyer, le patron des studios Universal et surtout Barry Diller, qui dirige toutes les activités VUE Vivendi Universal Entertainement (télé et cinéma aux Etats-Unis) du groupe. Face caméra, ils sont dévoués au business, au cinéma et à l'industrie de l'entertainement. Là, le sourire est obligatoire.
Hors champ, ils intriguent, parfois ensemble, souvent les uns contre les autres. Parce qu'une seule question mobilise tout ce petit monde, qui se vit comme le centre du monde : combien de temps Messier va-t-il tenir dans sa course folle contre l'implosion de Vivendi ? Le conseil d'administration de VU, qui se tiendra le 29 mai à New York, devrait apporter les premières réponses. Mais déjà les acteurs de l'affaire (dirigeants, administrateurs, banquiers...) voient mal comment le groupe pourrait conserver sa configuration actuelle. Avec une perte de 13 milliards d'euros en 2001, un premier trimestre 2002 déficitaire et un cours de Bourse en chute libre (près de 50 % depuis le début de 2002), la recomposition semble s'imposer.
Un plan de sauvetage franco-français
Ces derniers jours, J2M a bien réussi à stopper la chute de l'action (31,95 euros hier soir) en céd




