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Messier sous escorte

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Le président de Vivendi contrôlé par un comité de gouvernance.

Publié le 31/05/2002 à 23h39

Bronfman, le retour. Dans le dossier Vivendi Universal (VU), on croyait avoir tout envisagé : la cession d'actifs, le démantèlement du groupe, le débarquement de Jean-Marie Messier, et même sa mise sous surveillance. Avant l'assemblée générale du 24 avril, on entendait déjà les administrateurs du groupe s'interroger sur la nécessité d'exercer un vrai contrôle sur la gestion de J2M. Mais personne ne pouvait imaginer que ce serait Edgar Bronfman Junior, démissionnaire il y a un an et demi de son poste de vice-président de VU, qui reviendrait «sur les lieux du crime» comme tuteur de Messier.

Mille efforts. En décem bre 2001, l'artisan de la fusion Vivendi-Seagram-Canal Plus avait abandonné ses fonctions sur le mode «pas de place pour deux patrons». Ce fils à papa, riche comme Crésus, préférait, disait-on, composer des chansons pour Céline Dion plutôt que de se coller aux comptes du groupe.

Entre-temps, les affaires de Vivendi Universal se sont dégradées (19,5 milliards d'euros d'endettement, 13 milliards d'euros de pertes en 2001 et un titre en chute de 45 % depuis janvier). Et Bronfman Junior a repris du service hier, poussé par le clan Bronfman, premier actionnaire de VU (5,6 % du capital) et détenteur de trois sièges au conseil d'admini stration. Mercredi, à l'issue d'un CA qui a duré plus de huit heures, les administrateurs ont «acté la création d'un groupe de travail interne au conseil sur le gouvernement d'entreprise, chargé de proposer des mesures [...] s'inspirant des m

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