Montréal de notre correspondante
L'invitation a été lancée cet automne. Via Internet, les organisateurs du Village Solidarité ont convié tout ce que la planète compte de militants antimondialisation à venir camper aux abords de Kananaskis, au pied des Rocheuses canadiennes, où doit se tenir, les 26 et 27 juin, le sommet du G8 qui réunit les représentants des huit pays les plus riches de la planète. Objectif de ce «microcosme du possible» : un «festival de résistance» bucolique, en pleine nature, pour défier les dirigeants du G 8 isolés dans la petite station montagnarde de l'Alberta. Mais à trois semaines de l'ouverture de ce «camp pacifique», les organisateurs ne savent toujours pas où planter leurs tentes, ni quoi faire des 10 000 militants attendus.
Réserve d'Indiens. Le responsable de ce contre-temps ? «Le gouvernement canadien», accuse sans hésitation le président de la Fédération du travail de l'Alberta, membre du collectif et organisateur du Village Solidarité. «A partir du moment où nous avons refusé d'utiliser les terrains qu'il nous proposait, au milieu de nulle part, à plus de 40 kilomètres des routes principales, le gouvernement a tout fait pour retarder notre projet. Jusqu'à présent, cette stratégie a plutôt bien fonctionné», reconnaît Les Steel, avec amertume, avant de prendre connaissance d'une lettre de la mairie de Calgary signifiant un nouveau refus d'accueillir le Village Solidarité, cette fois sur une aire sportive du centre-ville.
Pourtant, en janvier, les




