La monnaie unique européenne continue à grignoter le dollar. Vendredi, pour la première fois depuis mars 2000, l'euro est passé au-dessus de la barre de 0,97 dollar sur le marché des changes de Londres, s'ins crivant à 0,9708 dollar dans l'après-midi contre 0,9641 dollar à l'ouverture des cotations. La devise euro péenne continue à profiter de la méfiance des investisseurs à l'égard du dollar. La monnaie américaine est affaiblie par les piètres performances économiques des Etats-Unis, notamment l'aggravation de son déficit commercial et également la mauvaise tenue de ses marchés financiers.
Autant d'éléments qui se conjuguent depuis quelques mois pour tendre vers la parité euro-dollar. «Cela semble de plus en plus possible. Je crois que tout le monde est très optimiste pour la monnaie unique», affirmait vendredi un cambiste. Après l'aggravation du déficit de la balance des paiements courants aux Etats-Unis, à 112,5 milliards au 1er trimestre 2002, l'euro avait déjà franchi jeudi un autre seuil psychologique et technique, celui de 0,96 dollar.
Dans ce climat, l'euro parvient même à résister aux mauvaises nouvelles : vendredi, l'annonce d'un fort recul de 1,3 % de la consommation des ménages français n'a pas entravé la course en avant de la monnaie unique. «Tant que le marché sera inquiet des performances des Bourses américaines et tant que la question du déficit de la balance des comptes courants américain dominera les débats, les mauvaises nouvelles en provenance de la zone eu




