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Libération

Tollé autour du pactole exigé par J2M

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Messier demande 12 à 20 millions d'euros.

Publié le 04/07/2002 à 0h18

Les golden parachutes sont du plus mauvais goût lorsqu'ils accompagnent le saut de patrons démissionnaires ou démissionnés. Jean-Marie Messier lui-même s'était élevé contre ces pratiques qui consistent à «dédommager» grassement un patron viré par ses actionnaires. L'ex-patron de Vivendi Universal ne perdait pas une occasion de critiquer les 30 millions d'euros (stock-options comprises) qu'avait reçus Philippe Jaffré en quittant Elf. Dans son livre J6M.com, il disait même que «l'éventualité d'être viré par ses actionnaires [fait] partie des risques normaux du métier de patron. On est payé pour ça et bien payé».

Tollé. J2M n'avait pas à se plaindre de ce côté-là. En 2001, il a touché 5 millions d'euros. Et pourtant, Jean-Marie Messier aujourd'hui exige entre 12 et 20 millions d'euros, selon les sources, comme «indemnités de départ». Ces prétentions ont suscité une telle vague de protestations que Marc Viénot, administrateur de VU, a dû s'en expliquer hier : Jean-Marie Messier «n'a aucune garantie d'aucune sorte sur le montant de ses indemnités de départ ou sur les conditions en général de sa sortie», a indiqué le président d'honneur de la Société Générale sur Europe 1. Interrogé sur les chiffres qui circulent, comme sur une éventuelle protection contre des poursuites, Marc Viénot a démenti la conclusion d'un accord. «Aucune décision n'a été prise sur aucun projet.» Autrement dit, rien n'est encore ficelé. «La question des indemnités sera abordée au moment voulu par le conseil d

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