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Eurostar se sent pousser des ailes

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Pour concurrencer l'avion, la compagnie relooke ses trains et ses prestations.

Publié le 06/07/2002 à 0h19

Londres de notre correspondant

Il ressemble à un TGV, mais se prend de plus en plus pour un avion. Il vend du rêve et des nuages, plutôt que des kilomètres de ballast, de bois et d'acier, et tente de faire croire à ses passagers les plus choyés que le ciel est à eux. Morceaux de gares aux allures de terminaux, hôtesses, champagne et, depuis peu, salon VIP relooké par le designer Philippe Starck (Libération du 28 juin). Pour redécoller, après une année difficile, Eurostar espère attirer une clientèle d'hommes d'affaires en se donnant un genre léger comme l'air.

En plein été, la compagnie ferroviaire change de peau et de visage. Son président, David Azéma, quittera ses fonctions en septembre pour rejoindre Vinci, une entreprise aéroportuaire. Le nom de son successeur a été annoncé jeudi. Ce sera Guillaume Pepy, l'actuel numéro 2 de la SNCF. Richard Brown, qui dirige National Express, l'un des opérateurs de la partie britannique d'Eurostar (EUKL), prendra la direction générale. Avant son départ, David Azéma a lancé une vaste opération de ravalement d'un coût de 35 millions de livres (52,5 millions d'euros). Un petit coup de booster baptisé : «Bienvenue à la nouvelle Eurostar». Et qui précède un changement de statut annoncé pour 2003 (Libération du 28 février).

Nouveau design. Le salon d'affaires de Waterloo International, inauguré fin juin, évoque à la fois Soho et ses bars, la City et ses salles de marché, et une expo à la galerie Saatchi. Immense lustre de cristal, tables en alu

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