Ce sont des géants aux finances d'argile. A l'image de Vivendi Universal, AOL Time Warner et Disney, les deux méga-compagnies de médias et de l'entertainement américaines, sont face à des situations comptables difficiles.
AOL-Time Warner : pertes
Après avoir annoncé la fusion en grande pompe de AOL avec Time Warner en janvier 2000, le groupe a affiché plus de 54,76 milliards d'euros de pertes nettes pour le premier trimestre 2002, un record dans l'histoire des entreprises américaines. Pourtant, il continue de fonctionner et son nouveau PDG, Richard Parsons, parle d'une «relance à venir». Les analystes y croient aussi. Car, malgré son manque de liquidités et ses mauvais résultats, AOL emprunte auprès des banques, qui lui font un crédit quasi illimité. Parsons est occupé à lever des fonds pour racheter la part d'ATT dans l'une de ses filiales câblées, Time Warner Entertainement. Face à des groupes de cette taille, les banques parient en effet à très long terme, sur des activités dont ils savent que les revenus sont aléatoires. AOL-Time Warner a multiplié les investissements dans de si nombreux secteurs, de l'Internet à la télévision en passant par la presse écrite, que les financiers sont prêts à aider l'entreprise dans les moments difficiles, pour mieux profiter des périodes fastes. «Il suffit d'une nouvelle flambée boursière pour qu'en quelques semaines le titre AOL-Time Warner explose les plafonds», remarque un analyste confiant.
Disney : action en chute
La logique est encore p




